mardi 13 mars 2018

RECITAL POETICO EM FRANCÊS, PORTUGUÊS, GALO E HAUSA DO NIGER

Saudade dos Amigos e do rio Niger em Niamey


                                             photo du fleuve Niger* par C. Leray 2018
Dans l'écrin d'eau et de lumière,
sur les rives du fleuve Niger
les pagnes sont vermeils
lorsque s'embrase le ciel
au soleil couchant
alors que s'éveillent
les tam-tams ondulants
se mêlant aux voix des hommes
naviguant sur leur pirogue...
Christian Leray, Niamey, 2018

        Je dédie ce récent poème et cette photo en remerciements aux Amis de la Fada**Racine, avec qui nous avons partagé nos poèmes en Français, Portugais, Galo et Hausa du Niger. Autant d'alternances de langues dont j'ai parlé avec le D.G. (Directeur Général du Ministère de la Renaissance Culturelle, des Arts et de la modernisation sociale du Niger) qui nous a fait l'honneur de participer au Récital poétique et qui, lui-même, s'intéresse aux changements de code entre les langues hausa et française (cf. sa Maîtrise intitulée : "L'enseignement/Apprentissage du Hausa dans les écoles bilingues au Niger: pratiques en cours et perspectives méthodologiques" , Université de Ouagadougou, 2010)  - on peut lire à ce propos mon article sur le "code-switching" dans les pages du site de recherche international ACADEMIA :
https://chrisleray.academia.edu

        On peut dire que cette soirée d'échanges poétiques du 26 janvier 2018, au moment du coucher de soleil à Niamey, avec, notamment, le poète nigérien Mohamed Algabid, correspond bien au sous titre de notre livre L'Arbre à Palabres & à Récits (Ed.Harmattan, rééd. 2017) puisque ce Récital poétique était composé de poèmes de l'Afrique au Brésil en passant par la Bretagne notamment, en ce qui concerne la Bretagne, avec mes poèmes en Galo extraits de mon livre Le monde en antamas (Ed. Lian, 1986-2014).

En accord avec les poètes, je ne cite ici que des extraits de poèmes dits oralement par le Nigérien Mohamed Algabid, auquel j'ai répondu en lisant un poème en portugais d'Andrea Campos (extrait de notre livre bilingue Correspondance/Correspondência, Recife, Edição brasileira Fasa, 2016), et j'ai continué ensuite avec l'un de mes poèmes extrait aussi de ce livre bilingue ainsi que des poèmes en Galo du livre Antamas qui signifie le "commencement" en Galo.

Echanges poétiques de l'Afrique au Brésil en passant par la Bretagne (extraits de poèmes):

"Toute ma vie,
je me souviendrais de toi
Amie d'un jour,
Amie de toujours
qui m'a aimé,
qui m'a aidé,
même dans les pires situations
comment pourrais-je t'oublier?
Comment garder pour soi
tant d'ivresse et de tendresse !..."
Mohamed

"Como separar
o desejo e a fome,
a mulher e o homem,
o meu nome e o teu nome?"
Andrea (extrait poème du livre Correspondência traduit et dit au Niger par Christian)
"... Comment séparer
le désir de la faim,
la femme de l'homme,
mon nom du tien ?"

"Tu es la source
où j'étanche
ma soif d'Amour,
source de Vie,
entre mes doigts, jaillissant
et m'éclaboussant
de tes mots-caresses..." (extrait de mon poème "Femme Fontaine d'Amour" que j'ai écrit
à la Fontaine de la forêt de Brocéliande (Morbihan-Bretagne) et faisant partie du livre
Correspondance/Correspondência édité au Brésil (2016, p.56)

Christian LERAY, poète et sociolinguiste
Président de l'Association de Recherche sur les Histoires de VIE (AREHVIE-Bretagne)
Vice-Président des Associations internationales ASIHVIF (Associação internacional sobre HISTORIA de Vida em Formação) et de l'Association "L'Arbre à Palabres" (E.P.A.)

PS: en accord avec les poètes, je ne diffuse que des extraits, j'ajoute ci-dessous une bibliographie où il est possible de lire ces poèmes en version originale.

*Niger : étymologie en touareg: "gher n gheren" (fleuve des fleuves) abrégé en "ngher" est à la fois le nom du fleuve africain (4.184 km) et du pays que le Niger traverse parmi cinq autres tels que le Mali et le Nigéria où il se jette dans l'Océan Atlantique.

**Fada: terme de langue Hausa désignant à l'origine "les conseillers du chef traditionnel qui passaient la journée dans la cour de ce dernier à discuter..." (source: chercheuse F. Boyer qui précise dans sa recherche que les jeunes hommes se sont réappropriés le terme dans les années 1990 en l'ancrant dans l'espace urbain notamment de Zinder et Niamey (cf. mon article en référence et photo d'une Fada sur mon over-blog) :

http://christianleray.over-blog.com/2018/03/arbre-a-palabres-a-niamey-de-l-afrique-au-bresil-en-passant-par-la-bretagne.html

Bibliographie:
BOYER, Florence (2014), "Faire fada" à Niamey (Niger): un espace de transgression silencieuse?", Carnets de géographe [en ligne], 7/2014

LERAY, Christian & HAMEY-WAROU, Fatimata (2014-2017), L'Arbre à Palabres & à Récits - De l'Afrique au Brésil en passant par la Bretagne, Paris, Ed L'Harmattan, col. Histoire de Vie & Formation

CAMPOS, Andrea & LERAY, Christian (2016), Correspondance/Correspondência, Recife, Ed. FASA.

LERAY, Christian (décembre 2017) "Solaï de zieuterie des Comëdiennes/Soleil dans le regard des Bohémiennes", MICROMANIA, Bruxelles, Revue du Comité belge du Bureau européen pour les Langues, p.27-29

LERAY, Christian (2015), Amor do Mar/Amour de la Mer, Louvain la Neuve, Paris, Ed. ENCRES DE VIE-Harmattan

LERAY, Christian (1986-2014), Le monde en Antamas, Rennes, Ed. Lian



mardi 12 décembre 2017

Ouverture du Festival des Etoiles le 15 décembre à Rennes avec le film "L'Arbre sans fruit" de la Nigérienne Aïcha Macky


A ARVORE SEM FRUTA/THE FRUITLESS TREE/L'ARBRE SANS FRUIT
A film de 52 mn by AICHA MACKY (NIGER)
 - En ouverture du Festival des Etoiles au Théâtre de la Parcheminerie le 15 décembre à 20h
dans le cadre du Festival animé par Comptoir du Doc et l'Arbre du 15 au 17 décembre 2017


Aicha was only five years old when her mother died after child birth : it's this trauma that Aicha, who is married, still without children, reconstructs in this film about infertility. Relying on her personal experience, Aicha explores this taboo with great sensitivity. She questions the woman's status within the society and, in a wider perspective, issues of feminity and motherhood.

Aïcha n'avait seulement que 5 ans lorsque sa mère était morte en couches: c'est ce traumatisme qu'Aïcha, qui est mariée depuis quelques années sans enfant, retravaille sous forme de récits de vie de personnes confrontées à l'infertilité. Prenant appui sur son expérience personnelle (c'est cette histoire de vie qui fait la force première de ce film), Aïcha Macky explore ce tabou avec une grande sensibilité qui transparaît au travers de sa qualité d'écoute, des regards et même des silences au cours du film. On perçoit bien que la réalisatrice a veillé à l'éclairage, notamment des regards, afin de donner une ambiance intimiste. En s'impliquant dans le film, elle interroge ainsi le statut de la femme au sein de la société nigérienne et, avec une perspective plus universelle, les notions de féminité et maternité.

En effet, si dans certaines sociétés, l'infertilité fragilise un couple au point d'aboutir à la répudiation de la femme, comme c'est encore le cas notamment au Niger, il faut bien dire que souvent, quel que soit le pays, du moins dans un premier temps, les regards désapprobateurs se tournent toujours vers la femme (les hommes sont encore souvent récalcitrants pour faire un spermogramme !). La réalisatrice n'hésite pas, pour contribuer à changer ce regard de la société, à se tourner vers des religieux et des scientifiques. C'est d'ailleurs ainsi que procèdent les chercheurs universitaires s'appuyant sur des récits de vie qu'ils interrogent avec des concepts scientifiques (cf. les travaux de Recherche de l'Association internationale des Histoires de Vie en Formation ASIHVIF & REHVIE). Cependant, rassurez-vous, il n'y a pas dans ce film de discours doctoral, mais par sa démarche intimiste Aicha Macky pose avec subtilité la question de la place de la Femme dans les sociétés humaines.

Ayant vu récemment ce film projeté au cinéma ARVOR de Rennes, je vous conseille vivement de le voir en ouverture du Festival des Etoiles au Théâtre de la Parcheminerie le vendredi 15 décembre à 20 h. Ce Festival projette du 15/12 au 17/12/2017 des films ayant été primés par des étoiles de la Société Civile des Auteurs Multimédias (SCAM) et c'est le cas de ce film de la réalisatrice Aïcha Macky qui, avec ces étoiles, en est à sa 41ème Distinction.

Christian Leray
Recherche-Etude sur les Histoires de VIE (REHVIE)
Vice-Président d'ASIHVIF
http://www.asihvif.com








samedi 25 novembre 2017

Dia internacional pela eliminação da violência contra a Mulher 25 de novembro

JOURNÉE INTERNATIONALE POUR L’ÉLIMINATION DE LA VIOLENCE CONTRE LA FEMME

La journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes est célébrée chaque année le 25 novembre. O Dia internacional pela eliminação da violência contra a Mulher celebra-se anualmente no 25 de Novembro.


HISTORIA/HISTOIRE

No dia 25 de Novembro de 1960, na Repùblica Dominicana foram assassinadas as três irmãs Mirabal por ordem do ditador dominicano Rafael Trujillo. Em 1981, celebrou-se na Colômbia o Primeiro Encontro feminista latinoamericano onde se decidiu marcar o vinte-cinco de Novembro como o Dia internacional em MEMORIA das irmãs. Em 1993, a Assemblia Geral da ONU aprouvou a Declaração sobre a Eliminação da violência contra a Mulher. No dia de 17 Dezembro de 1999, a A.G. das Nações Unidas designou o 25 de Novembro como o Dia internacional da Eliminação da Violência contra a Mulher.


fotos das 3 irmãs assassinadas pelo ditador

Le 25 novembre 1960, dans la République dominicaine furent assassinées les trois sœurs Mirabal par ordre du dictateur dominicain Rafael Trujillo. En 1981, on célébra en Colombie la Première Rencontre féministe latino-américaine où fut décidé de marquer le 25 novembre comme la Journée internationale en MÉMOIRE des trois sœurs. En 1993, l'Assemblée Générale de l'ONU a approuvé la Déclaration sur l’Élimination de la violence contre la Femme. Le 17 décembre 1999, l'A.G. de l'Organisation des Nations Unies désigna le 25 novembre comme la Journée internationale de l’Élimination de la Violence contre la FEMME.

L'IMPORTANCE DE L'EDUCATION POUR CHANGER LES COMPORTEMENTS

                 Les propositions de  l'ONU montrent l'importance de l'Education pour améliorer la prévention de la violence, changer les comportements et les pratiques par la connaissance. Le respect de la femme doit être une pratique quotidienne réalisée aussi bien dans les relations personnelles que professionnelles. Pourtant, aujourd'hui  encore, des femmes gagnent moins  que les hommes pour le même travail  !!! Il est nécessaire de développer l'expression des Femmes en tout lieu, notamment autour des Arbres à Palabres.

 A IMPORTÂNCIA DA EDUCACÃO PARA MUDAR OS COMPORTAMENTOS

As propostas da O.N.U. mostram a importância da Educação para melhorar a prevenção da violência, mudar os comportamentos e as praticas por meio de conhecimentos.  Respeito deveria ser uma pratica cotidiana nas relações pessoais e professionais. Portanto, ainda hoje, muitas mulheres não têm o mesmo salario para  o mesmo trabalho !!! Pois é preciso de desenvolver a expressão das Mulheres em tudo lugar, por exemplo com a ARVORE AS PALAVRAS em roda. 


Christian LERAY
Recherche sur les Histoires de Vie (REHVIE)
vice-président ASIHVIF

           






jeudi 13 avril 2017

CARTA A LUCIA E AS PESSOAS DA COMUNIDADE DE MANGUEIRA

LETTRE A LUCIA ET AUX HABITANTS DE LA COMMUNAUTE DE MANGUEIRA

São Fotos de 2 livros publicados por a Editora L'Harmattan, o primeiro foi escrito por Christian LERAY em 1985 na coleção Logiques Sociales (falou da favela de MOCOTO na Santa Catarina, Sul do Brasil) e hoje o livro de LUCIA OZORIO é publicado na coleção Histoire de Vie & Formation e fala da favela de Mangueira em Rio de Janeiro.
Gostei muito de ler as narrativas de Vida das pessoas da comunidade de Mangueira. Aqui, na França, as pessoas conheçam a grande Escola de Samba de Mangueira, mas não conheçam a HISTORIA DE VIDA DA COMUNIDADE DE MANGUEIRA !

Ce sont des photos de 2 livres publiés aux Editions L'Harmattan, le premier fut publié en 1985 dans la collection Logiques Sociales (ce livre avait obtenu le premier prix de l'essai de l'Union pour la Diffusion Littéraire et parlait de la favela de MOCOTO au sud du Brésil, dans la capitale FLORIANOPOLIS de l'état brésilien de Santa Catarina), et aujourd'hui le livre de LUCIA OZORIO est publié dans la collection Histoire de Vie & Formation et parle de la favela de Mangueira à Rio de Janeiro.

J'ai beaucoup aimé lire les récits de Vie des personnes de la communauté de Mangueira. Ici, en France, les personnes connaissent la grande Ecole de samba de Mangueira, mais ne connaissent pas l'HISTOIRE DE VIE DE LA COMMUNAUTE DE MANGUEIRA !

MINHA CARTA A MANGUEIRA/MA LETTRE A MANGUEIRA

Que boa ideia esse Papo de Roda onde cada pessoa da favela fala um pouco da sua vida e também da vida da favela! Jà escrevei, no meu livro Brasil, Desafio das comunidades (Ed. L'Harmattan, col. Logiques Sociales, 1985) com a favela de MOCOTO em FLORIANOPOLIS (Brasil, Santa Catarina) que :

"Tudo começa, tudo pode começar quando esses homens descobrem as palavras da sua PROPRIA HISTORIA e em particular que a sua vida poderia ser escrita, que hà um lugar para ela na HISTORIA"/J'ai déjà écrit dans mon livre Brésil, Défi des communautés (Harmattan-collection Logiques Sociales, 1985): "Tout commence, tout peut commencer quand ces hommes découvrent les mots de leur PROPRE HISTOIRE et, en particulier, que leur vie pourra être écrite, qu'il y a un lieu dans l'HISTOIRE pour elle" 

(ler também essa citação p.45 do meu artigo em português na Revista Educação e Contemporaneidade : "HISTORIA DE VIDA INTERCULTURAL na Formação de Professores" (Universidade Estadual de Salvador da Bahia, 2003, vol.17, n°29, p.43-50) : é assim também no livro A Favela de Mangueira de LUCIA para Mestre Robson que explica o seu trabalho com crianças deficientes e como o Samba faz parte da Cultura. Que bom Mestre de construir conjunto, com seu Benilson RESPONSAVEL da concepção e da construção das casas da Mangueira, A HISTORIA DA COMUNIDADE/c'est ainsi que le livre La favela de mangueira et ses histoires de vie en commun pour Maître Robson qui explique, à propos de son travail avec les enfants souffrant de déficiences, que la Samba fait partie de la Culture. Que c'est bon Maître de construire ensemble, avec Benilson RESPONSABLE de la conception et de la construction des maisons de Mangueira, l'HISTOIRE DE LA COMMUNAUTE !

Com Dona Mena (Diretora de "Mangueira do Amanhã" e seus 200 alunos) e a sua irmã Dona Esmediària, a HISTORIA DA COMUNIDADE continua. VOVO LICA que ajuda doentes com a religião da Africa e Dona Silvina que nos fala da escravidão porque quando  vocês começam a falar da sua vida na favela, cada pessoa vai tomar consciência de suas origens/ Avec Dona Mena (Directrice de "Demain Mangueira" avec ses 200 élèves) et sa sœur Dona Esmediària l'HISTOIRE DE LA COMMUNAUTE continue. Mamie Lica qui aide les malades avec la religion africaine et Dona Silvana qui nous parle de l'esclavage, car lorsqu'on commence à parler de sa vie dans la favela, chacun prend conscience de ses origines.

Gostei também da filosofia da vida de Celso dos Reis que fala, não somente, da HISTORIA DO CARNAVAL na favela de Mangueira, mas também da sua conscientização que escrever um livro conjunto é uma força positiva, uma maneira de lutar contra a violência e outras forças negativas.../J'ai aimé aussi la philosophie de vie de Celso dos Reis qui, non seulement, parle de l'HISTOIRE DU CARNAVAL à la favela de Mangueira, mais aussi de sa prise de conscience qu'écrire un livre ensemble est une force positive, une manière de lutter contre la violence et d'autres forces négatives...

Gostei também de ler a narrativa da luta de Nilcemar para a MEMORIA do seu avô, o grande Sambista Cartola, com o Centro Cultural Cartola reconhecido com um "Ponto de Cultura" e assim vai continuar a estimular o trabalho cultural da Mangueira/J'ai apprécié aussi de lire le récit de la lutte de Nilcemar en Mémoire de son grand-père, le grand Sambista Cartola, pour faire reconnaître comme "Point de Culture" ou "Référence Culturelle" le Centre Culturel Cartola.

Parabéns a você também José Gomes que tem um livro na Academia Brasileira de Letras: gostei da sua Poesia e para acabar minha Carta, vou mandar a você essa poesia que eu escrevei no meu livro de Poesia Amor do Mar para falar das pessoas da Comunidade de Cidadania de MOCOTO : ela poderia também ser escrita para vocês/Félicitations à vous aussi José Gomes qui avez un livre reconnu par l'Académie Brésilienne des Lettres: j'ai apprécié votre Poésie et pour terminer ma Lettre, je vous envoie cette poésie que j'ai écrite dans mon livre de Poésie bilingue Amour de la Mer (Encres de Vie-Harmattan, Louvain la Neuve & Paris, 2015, p. 28-29) pour parler des personnes de la Communauté Citoyenne de MOCOTO qui pourrait aussi être la vôtre :

Como sangue mesclado/Comme sang mêlé
O mar e a noite/La mer et la nuit
Juntaram-se/se sont rejointes
Na favela de Mocoto/à la favela de Mocoto
Sempre se levanta/se soulève à jamais
A pororoca de nossos caminhos/le mascaret de nos voies jointes...

Abraços a todos

Christian LERAY

ps: J'ai pensé qu'une partie de cette Lettre à Mangueira que Lucia m'a demandé d'écrire pouvait être une manière originale de parler de cet intéressant livre sur Mangueira que la plupart des personnes connaissent de nom en tant que célèbre Ecole de Samba à Rio et que les personnes citées ici auxquelles je me suis directement adressé, pourraient vous donner envie de mieux les connaître en le lisant.

Voici les références de ces deux livres qui, tous les deux, au travers de l'histoire des personnes de favelas transformées en "communautés de vie", dans des lieux et à des moments différents, constituent un intérêt pour nos sociétés en recherche de participation citoyenne à la vie de la cité.

LUCIA OZORIO, La favela de Mangueira et ses histoires de vies en commun - Travailler avec les périphéries, préface de C. Niewiadomski & C.Delory-Momberger, Paris, L'Harmattan, collection Histoire de Vie & Formation, 2017.

CHRISTIAN LERAY, Brésil, Défi des communautés, Paris, L'Harmattan, collection Logiques Sociales, 1985, 1987 (Prix de l'Essai 1987 de l'Union pour la Diffusion Littéraire)
foto do convite da comunidade de Mangueira para a Festa do Lançamento do Livro
photo de l'invitation de la communauté de Mangueira pour participer au Lancement du Livre

Lembrança do Lançamento do meu livro Brasil - Desafio das comunidades na FNAC de Rennes
Souvenir de l'invitation au Lancement de mon livre Brésil - Défi des communautés à la FNAC.

Vous pouvez aussi lire l'interview que j'ai réalisée avec Lucia pour le site de l'Association Internationale des Histoires de Vie & Formation  ASIHVIF dans la rubrique L'ASIHVIF tend son micro dont le titre est:
"Christian LERAY, vice-Président d'ASIHVIF, interviewe Lucia OZORIO" 
www.asihvif.com

mercredi 1 février 2017

Jornal Voz do ESCRITOR:Andrea Campos e Christian Leray lançam "Correspondance"



Journal Voix de l'ECRIVAIN: Andrea Campos et Christian Leray - Vernissage de leur livre bilingue Correspondance/Correspondência à l'Alliance Française de Recife


Le journal Voz do ESCRITOR relate le Vernissage du livre de poésies bilingues Correspondance/Correspondência (Editora FASA, 2016) des poètes Andrea Campos et Christian Leray à l'Alliance Française de Recife. Après une déclamation de leurs poèmes devant plus d'une cinquantaine de personnes, les participants se sont attablés pour échanger des poèmes sous forme de "Roda de poesias/Cercles de poésies) tout en dégustant diverses boissons dans ce magnifique "BISTROT La Comédie" de l'Alliance Française de Recife. Ainsi peut-on distinguer, par exemple de gauche à droite sur la photo du journal, l'Ambassadeur brésilien Isnard Penha Brasil, la poétesse Andrea Campos co-auteure du livre bilingue Correspondance avec Christian Leray, l'architecte Gisèle Carvalho, l'assesseur du Secrétariat du Gouvernement de l'Etat du Pernambuco Rodolfo Ramirez Soto, l'écrivain et président de l'Union Brésilienne des Ecrivains Alexandre Santos, l'artiste plastique Vera Sato et la Diplomate et Ambassadrice Ana Maria Penha Brasil. 
Le Préfacier Ph.D. Francisco Caetano Pereira présent lors du Vernissage du livre, a notamment écrit que "L'Oeuvre de ces deux poètes nous permet de visualiser mentalement la magnificence de la mer et cela se perpétue dans ce livre où nous pénétrons au plus profond de l'esprit d'un voyage nous remplissant d'allégresse par ce défi tant nécessaire à l'être humain: aimer, aimer et aimer..." (2016, p.4). 
Francisco Caetano, dans cet éloge, fait aussi allusion aux deux livres de poésies sur la Mer précédemment écrits par chacun des auteurs, ce qui explique aussi leur Correspondance :
Andrea Campos, Poemas de Mar e de Amar, Recife, Editora Bagaço, 2007
Christian Leray, Amor do Mar/Amour de la Mer, Louvain La Neuve, Ed.Academia et Paris, Ed. Encres de Vie-Harmattan, 2015
ISBN: 978-2-343-05762-0
ce livre de poèmes-haïkus est également disponible en e-book sur le site L' Harmattan.

ci-joint un extrait du livre bilingue de Christian Leray et Andrea Campos, Correspondance/Correspondência, Recife, Editora FASA, novembro de 2016
ISBN: 978-85-708431-1-1
disponible à la Livraria internacional/Librairie internationale SBS : 
 http://www.sbs.com.br  

samedi 17 décembre 2016

ABRIR OS HORIZONTES DA VIDA/OUVRIR LES HORIZONS DE LA VIE

ENCONTRO EM TORNO DA PEDAGOGIA FREINET NA ALIANÇA FRANCESA RECIFE

RENCONTRE AUTOUR DE LA PEDAGOGIE FREINET À L´ALLIANCE FRANÇAISE DE RECIFE


Depois o Lançamento do nosso livro de poesias bilíngues Correspondência/Correspondance (Recife, Editora FASA, 2016) com a poetisa Andrea Campos, foi convidado pelo Diretor da Aliança Francesa e Ana Cristina, organizadora, doutorado em Teoria da Literatura pela Universidade Federal de Pernambuco  a participar do ¨Curso sobre a Pedagogia Freinet¨. Foi um prazer de me lembrar que eu comecei minha descoberta do Brasil em 1981 no Primeiro Encontro internacional da Pedagogia Freinet na Universidade FURB de Blumenau onde eu participei das palestras e oficinas, notadamente a ¨Oficina sobre Freinet e Freire¨.
                          foto AFR ¨Um dia em memória aos 50 anos da morte de C.Freinet¨

Après le Lancement de notre livre de poésies bilingues Correspondência/Correspondance (Recife, Ed. FASA, 2016) avec la poétesse Andrea Campos, j´ai été invité par le Directeur de l´Alliance française de Recife et Ana Cristina, organisatrice, docteure en Théorie de la Littérature à l´Université Fédérale du Pernambuco, à participer au ¨Cours sur la Pédagogie Freinet¨. Ce fut un plaisir de me rappeler que j´ai commencé ma première découverte du Brésil en 1981 lors de la ¨Première Rencontre internationale de la Pédagogie Freinet à l´Université de Blumenau où j´ai participé à des Conférences et ateliers, notamment un ¨Atelier sur les pédagogues Célestin Freinet et Paulo Freire¨. 
C ´est au cours de cet Atelier que deux enseignantes d´un Jardin d´enfants de la favela de Mocotó à Florianópolis, m´ont invité à participer à la création d´un Centre d´Education et santé dans cette favela qui fut aménagé en 1983 et dont je parle dans mon livre Brésil, le Défi des communautés (Harmattan, 1985) et aussi dans un article de la Revue de l´ICEM-Freinet : Éducateur 2 - Ouverture et Recherche intitulé ¨L´APPORT BRÉSILIEN Á LA PÉDAGOGIE FREINET (1986) à partir d´un entretien entre Roger Ueberschlag (R.I.D.E.F. Rencontre Internationale des Educateurs Freinet) et Christian Leray (à l´époque élu Coordinateur de l´I.D.E.M.-Freinet 35)

http://www.icem-freinet.fr/archives/educ/86-87/2/22-23.pdf

Na Aliança Francesa do Recife, a Palestranta Glaúcia de Melo Ferreira, Mestre e Doutora pela UNICAMP, Diretora da Escola Curumim, pergunta nós nomeadamente, desde uma reflexão sobre a história da escola : ¨O que um educador, nascido em 1896, tem a dizer sobre a educação de hoje ?¨ De facto, muito, pois está tão difícil de mudar as praticas tradicionais dentro uma escola que não se preocupa do que a criança traz da vida na escola. Pelo contrário, a pedagogia Freinet centrada sobre a criança, a sua livre expressão (por exemplo a narrativa livre), a construção da autonomia e a cooperação é bem diferente duma escola baseada sobre a competição. Podemos falar também duma aprendizagem da cidadania pelo desenvolvimento da cooperação escolar.
      A l´Alliance Française de Recife, la conférencière Glaúcia de Melo Ferreira, Maître et Docteure de l´Université UNICAMP, Directrice de l´Ecole Curumim nous interrogea notamment sur une réflexion basée sur l´histoire de l´école: ¨Que peut un éducateur né en 1896, nous dire de l´éducation d´aujourd´hui ?¨ En fait beaucoup, car il est tant difficile de changer les pratiques traditionnelles dans une école qui ne se préoccupe pas de ce que l´enfant apporte de la vie à l´école. Au contraire, la pédagogie Freinet centrée  sur l´enfant, sa libre expression (par exemple le texte libre), la construction de l´autonomie et la coopération est bien différente d´une école basée sur la compétition. Nous pouvons aussi parler d´un apprentissage  de la citoyenneté par le développement de la coopération scolaire. 
Assim que Freinet, foi também o gênio de Paulo Freire que entendeu que é ao redor das palavras do sujeito-ator da sua vida que as ações educativas e formadoras devem começar nos Circulos da palavra e Cultura, favorecendo essa valorização  cultural da sua palavra. Falamos agora de ¨Rodas de conversa¨ que poderam abrir os horizontes da vida pelo intercambio e a reflexão entre as pessoas na escola, na universidade... 
À l´instar de Freinet, ce fut aussi le génie de Paulo Freire que de comprendre qu´autour des mots du sujet-acteur de sa vie, ce sont les actions éducatives et formatrices qui doivent commencer à favoriser cette valorisation culturelle de sa parole dans les Cercles de Parole et Culture. 
Nous parlons maintenant de ¨Rodas ou Cercles de dialogues¨ (même principe d´écoute citoyenne que les Arbres à palabres cf. notre livre avec Fatimata L´Arbre à palabres et à récits - De l´Afrique au Brésil en passant par la Bretagne , Harmattan, col. Histoire de Vie et Formation, 2014) qui pourront ouvrir les horizons de la vie par l´échange et la réflexion entre les personnes qui doit commencer aussi bien à l´école qu´à l´université...
Christian Leray no Instituto Paulo Freire em São Paulo (photo I. Sabourin Rede das Escolas da Cidadania)

samedi 5 novembre 2016

VOIX CITOYENNES ET POETIQUES

HABITER POETIQUEMENT LE MONDE

                                          photo par C. Leray du poète Yvon Le Men 
                               lors de la présentation de son livre aux Champs Libres à Rennes


En juin 1981, nous étions un groupe d'une quinzaine d'enseignants Freinet de l'Institut Coopératif de l'Ecole Moderne (I.C.E.M.) rivés aux hublots d'un avion de la compagnie chilienne Lan Chile en approche de l'aéroport international de Rio de Janeiro. Nous avons eu la chance de ne pas atterrir immédiatement, mais au contraire notre avion a dû faire plusieurs boucles au-dessus de cette baie de Rio qui se dévoilait à nous dans toute sa splendeur à l'aube naissante...
Pendant cette dizaine de minutes de survol des petites collines arrondies émergent d'un chapelet d'îlots tels des bijoux d'un écrin de lumière. C'est un véritable choc émotionnel amoureux qui scelle mon avenir avec le Brésil !

Mais la réalité d'un Brésil qui commence à se préparer à sortir de la dictature militaire, laquelle persistera pourtant jusqu'en 1985, est là prégnante avec de nombreux Brésiliens survivant avec beaucoup de difficultés dans des favelas manquant du minimum vital, notamment d'eau potable comme je l'ai écrit dans mes poèmes engagés socialement à l'époque. Cependant grâce à des associations qui développent l'Education citoyenne comme Alfa Gente ou D'Abord des personnes, un autre regard peut être porté sur ces favelas brésiliennes qui, pour certaines, se transforment en communautés de base citoyennes:  

Com Alfa Gente                                                                  Avec Alfa Gente
Agora de pé                                                                          Maintenant debout
A gente sabe libertar-se                                                        On sait se libérer

Com Alfa Gente                                                                    Avec Alfa Gente
A àgua pegajosa e sebenta                                                   L'eau poisseuse et crasseuse
Agora é potavel...                                                                 Maintenant est potable...

Com Alfa Gente                                                                    Avec Alfa Gente
Vamos plantar sois                                                              Nous allons planter des soleils
Nos corações e dedos                                                           Dans les cœurs et les doigts
                     poème extrait de mon livre de poésies bilingues: Le monde en antamas (Lian, 1986)

Grâce à cette rencontre ICEM Freinet à l'Université de Blumenau, nous avons pu travailler avec des enseignants se réclamant de la pédagogie Paulo Freire très proche de Freinet, dans la mesure où, à l'instar de Freinet, Paulo Freire préconise de s'appuyer sur les "paroles des apprenants" au lieu de leur plaquer dès le début de leur alphabétisation des "mots artificiels", n'ayant pas de sens dans leur environnement. Paulo Freire parle de "palavras geradoras" que l'on peut traduire par "mots générateurs" d'activités, bref de leur "pouvoir-agir". Cette "conscientisation" de leur capacité citoyenne à agir dans le monde les transforme en "acteurs sociaux" de leur construction identitaire. C'est ainsi que la favela de MOCOTO s'est transformée en une communauté de base citoyenne :

Como  sangue mesclado,                                                       Comme du sang mêlé,
O mar e a noite                                                                      La mer et la nuit
juntaram-se                                                                            se sont rejointes
na favela de Mocoto                                                              à la favela de Mocoto
sempre se levanta                                                                  se soulève à jamais
a pororoca de nossos caminhos                                            le mascaret de nos voies jointes...
  
  Christian Leray (Le monde en antamas, 1986) et Brésil, Le défi des communautés (Harmattan,1985)


Les rumeurs de Babel*

"Aussi la nomma-t-on Babel, car c'est là que Yahvé confondit le langage de tous les habitants de la terre et c'est de là qu'il les dispersa sur toute la face de la terre" : C'est par cette citation de la Genèse, Bible de Jérusalem que le poète Yvon Le Men commence son livre de poésies Les rumeurs de Babel (Editions Dialogues, 2016) écrites depuis l'appartement d'une tour HLM du quartier de Maurepas à Rennes. J'ai eu le bonheur de l'entendre déclamer une partie de ses poèmes aux Champs Libres à Rennes -cf. ma photo prise lorsqu'il était accompagné par un musicien lors de ce long "poème en continu" qu'il explique ainsi dans son préambule : "A Maurepas, qu'on le veuille ou non, nous sommes ensemble par le bruit qui déborde de partout. Trop ensemble, par le plancher, le plafond, les fenêtres..." :
"Putain de gosses
qui braillent

que faire
ils ne font que vivre

mais 
cette nuit
ce ne sont pas des gosses
des enfants...

ça ressemble
ce n'est pas possible
ça ressemble

à des appels
au secours

une voix de femme
sous une voix d'homme..."   (2016, p.64-65)

Comment mieux dépeindre un tel milieu de vie qu'avec ces poèmes "en continu" comme l'écrit si bien Yvon Le Men. Peut-être que certains de nos politiques devraient séjourner un peu dans l'une de ces tours pour ne pas se déconnecter de la réalité sociale :

"Le quart d'une classe
quitte la classe
avant la fin
de l'année

cela met fin
aux liens
tissés dans une classe ..."   (2016, p.95)

En quelques vers on comprend les difficultés que rencontrent les habitants, les éducateurs ...pour vivre, voire survivre et c'est ce qui fait la force de ce long poème déclamé par Yvon Le Men, poète en résidence dans le quartier de Maurepas.

*Les rumeurs de Babel,  Editions Dialogues, 2016    (livre magnifiquement illustré par Emmanuel Lepage) 




dimanche 26 juin 2016

POESIA E LINGUAGEM: POEMAS, MUSICAS, COREOGRAFIAS ...

POESIE ET LANGAGE: POEMES, MUSIQUES, CHOREGRAPHIES...

Ainsi que je l'ai dit en remettant ma thèse de Doctorat intitulée LANGAGE ET AUTOFORMATION - Une histoire de vie en pays gallo à la Granjagoul, Maison du Patrimoine de Haute-Bretagne, cette thèse est le résultat, à la fois de mes recherches en Sciences du Langage, de mon travail de Conseiller Pédagogique en Langue gallèse à l'Institut Universitaire de Formation des Maîtres de Bretagne et de mes recherches en sociolinguistique aussi bien en Bretagne (Université de Rennes2) que dans diverses Universités brésiliennes.
Les photos montrent notamment les remerciements de l'ancien Maire de Parcé (Fougères-Communauté) et du Président de la Maison du Patrimoine de Haute-Bretagne, Granjagoul, lors de la donation de la thèse.

 As fotos mostram, nomeadamente, os agradecimentos, para a minha tese de Doutor Linguagem e auto-Formação-UMA HISTORIA DE VIDA EM PAIS GALLO por ex-Prefeito de Parcé (Fougères-Comunidade) e do Presidente da Casa do Patrimônio de Alta-Bretanha, Granjagoul em Parcé. Essa Tese é o resultado das minhas pesquisas em Ciência da Linguagem (Mestrado com Pr. Henriette Walter), do meu trabalho de Conselheiro em Pedagogia da Linguagem no Instituto Universitario de Formação dos Mestres da Bretanha (IUFM) e das minhas pesquisas em sociolinguistica na Bretanha e no Brasil.
Quando foi publicada minha Tese (Harmattan, 1995), o Professor Ph. Blanchet escrevou na revista Linguagem e Sociedade (1995, n°73, p.85) " Essa obra importante é a fruta duma tese de sociolingüistica Linguagem e Autoformação (defesa na Universidade de Tours, Dir. Pr Nicole Gueunier, 1991)  ... o objeto desta pesquisa é de cruzar, a sociolinguistica do discurso, nomeadamente na perspectiva interactiva e interpretativa de J. Gumperz, com a "autoformação" em Ciências da Educação (produção dum discurso interactivo/reflexivo na Historia de vida, cf.Pr Gaston Pineau)..." e o Professor Blanchet de concluir seu artigo (1995, p.89): "Qual é a melhora validação desta hipotese que a apropriação conciente da sua lingua e da sua cultura em dinâmica de interação com o outro ?"

En donnant cette thèse, j'ai dit qu'elle était le résultat de mes recherches en Sciences du Langage (Master avec la Pr Henriette Walter), de mon travail de Conseiller Pédagogique de gallo, à l'Institut Universitaire de Formation des Maîtres de Bretagne (IUFM), et de mes recherches en socio-linguistique en Bretagne et au Brésil. Quand elle fut publiée (Harmattan, 1995), le Professeur des Universités Philippe Blanchet a écrit dans la revue Langage et Société (1995,n°73,p.85): "Cet ouvrage important est le fruit d'une thèse de sociolinguistique intitulée Langage et Autoformation soutenue par Ch. Leray à l'Université de Tours en 1991 (Direction Pr.Nicole Gueunier)...L'objet de cette recherche est de croiser d'une part l'approche sociolinguistique du discours, notamment dans la perspective interactionnelle et interprétative de J. Gumperz, et d'autre part l'approche de "l'autoformation" en Sciences de l'Education (production d'un discours interactif/réflexif en Histoire de vie, cf. Pr G. Pineau)... et le Professeur Blanchet de conclure son article (1995, p.89): Quelle meilleure validation à leur hypothèse que l'appropriation consciente de sa langue et de sa culture, en dynamique d'interaction avec l'Autre ?"
Le Professeur J. Dumazedier de Paris-Sorbonne a lui aussi réalisé un compte-rendu sur le livre Dynamique interculturelle & Autoformation  dans la Revue Française de Pédagogie, lors de sa sortie en 1995 et il a exprimé son accord avec le Pr.Philippe Blanchet sur le fait que cette méthode des histoires de vie, à la différence des questionnaires systématiques, permet de bien saisir les alternances de langues de la personne qui parle. C'est pourquoi, je pense qu'il est utile de mettre cette thèse complète avec son lexique en phonétique internationale, à disposition de chercheurs dans une Maison du Patrimoine, ainsi qu'elle l'est déjà dans les Universités de Rennes et de Tours.


LANGAGE POETIQUE, CHOREGRAPHIQUE...

Mes poésies en différentes langues témoignent de cette appropriation de ma langue et de ma culture bretonne. De nombreuses personnes présentes à La Granjagoul m'ont dit, à la fin de mon récital de poésies, combien elles avaient perçu mon bonheur d'exprimer mes poèmes en différentes langues. Je leur ai répondu qu'il m'avait fallu le "détour" par le Brésil et la découverte de mots, de diphtongues similaires au portugais du Brésil, pour que j'ose écrire des poèmes en gallo, alors que j'en écrivais depuis longtemps en français.
Ayant récemment vu la chorégraphie "TERRES MIENNES" de la Compagnie OCHOSSI du Brésilien-Breton Pedro Rosa, j'ai particulièrement apprécié le tableau final avec notamment les musiques de Dan Ar Braz, Ar Re Yaouank,  le texte de Gilles Servat interprété dans différentes langues : on peut vraiment parler de Langage à la fois chorégraphique (merveilleuse interprétation chorégraphique de la danseuse Myriam avec le danseur Pedro) et poétique car ils ont en commun une culture métissée, nourrie de leurs origines entre Brésil, Cap-Vert et Portugal, de leur nationalité française et de leurs attaches à la Bretagne et à sa culture (magnifique symbolique aussi de leur danse autour des cartes de la France et du Brésil réalisées par eux-mêmes avec de la terre, accompagnés par le son d'un berimbau, cet instrument brésilien en forme d'arc et ayant une calebasse comme caisse de résonance). Comment mieux parler de la Bretagne, cette terre d'accueil qui a su préserver sa culture, tout en créant des passerelles interculturelles avec d'autres terres lointaines ! *

* Je viens d'ajouter cette partie pour dire combien j'ai apprécié cette création chorégraphique de Pedro Rosa car les dynamiques interculturelles favorisent la créativité poétique et artistique ainsi que le montrent bien "TERRES MIENNES" des chorégraphes Myriam et Pedro. Quelle belle idée aussi cette participation interculturelle d'une vingtaine de danseurs amateurs au cours de différents tableaux !

REFERENCES :

Blanchet Philippe, Compte-Rendu à propos du livre Dynamique interculturelle & Autoformation, Une histoire de vie en pays gallo de Christian Leray, Ernestine Lorand, Harmattan, 1995,  Langage & Société n°73, septembre 1995, p. 85-89.

Actes de la Table ronde Oralité et dynamiques territoriales - La culture gallèse un atout pour la Haute-Bretagne, Fougères, 2007.

Leray Christian, Article "Gallo", Dictionnaire du patrimoine breton, org. Alain Croix et Jean-Yves Veillard, Ed. Apogée, 2000, p. 429-430

Leray Christian, Article "Gallo", Dictionnaire du patrimoine rennais, org. Alain Croix et Jean-Yves Veillard, Ed. Apogée, 2004, p. 206

Leray Christian, Lorand Ernestine, Dynamique interculturelle & Autoformation, Une histoire de vie en pays gallo, Paris, L'Harmattan, 1995

Leray Christian, "A lingua como vetor identitario" in livro Identidade e Discurso, org. Maria-José Coracini, Campinas, Universidade UNICAMP, 2003, p.119-136

Leray Christian, HISTORIA DE VIDA INTERCULTURAL em Formação de Professores, Revista da Universidade do Estado de Bahia, Educação e Contemporaneidade, 2008, p. 43-50

Leray Christian, Hamey-Warou Fatimata, L'Arbre à palabres & à récits, De l'Afrique au Brésil en passant par la Bretagne, Paris, L'Harmattan, 2014

Leray Christian & Lani-Bayle Martine, Faire de sa vie une création, Revue Cultures en mouvements, N18, juillet 1999, p.24-48

Leray Christian, Amor do Mar/Amour de la Mer, Louvain la Neuve, Ed.Academia & Paris, Encres de Vie - Harmattan, 2015.

www.cie-ochossi.com

Caozrie Christian Leray e Matlao Ghitton : Radios Breizh e Pieum FM "Poesias em 3 linguas"
http://www.radiobreizh.bzh/bzh/emission.php?emid=179




lundi 22 février 2016

Poetas Christian Leray e Andrea Campos na Midiateca da Aliança Francesa de Recife

Lecture de poèmes en français et portugais par les poètes Christian Leray et Andrea Campos Médiathèque de l'Alliance française de Recife (Extrait Carnet de Voyage au Brésil 2015-2016)

              dédicace du livre bilingue de Christian Leray ( Amor do Mar/Amour de la Mer, Academia
              -Encres de Vie-Harmattan, 2015) avec la poétesse Andrea Campos (photo Leray, Recife)

Ouça, ouça                                        /Ecoute, écoute
a voz da concha na praia,                   /la voix du coquillage sur la plage,
a minha saudade é dentro.                  /ma saudade est à l'intérieur.
(poème-haicai extrait du livre de C. Leray, Amor do Mar/Amour de la Mer, 2015, p.72)

A la Médiathèque de l'Alliance française de Recife, Andrea a lu plus particulièrement ses poèmes en français dont ceux-ci que le public a beaucoup apprécié :
Si vous me voyez

Si vous me voyez                            /Vos yeux m'allument
je suis la feuille vive                         /Si vous me voyez
qui tombe sur le tapis                      /c'est dans moi que brûle
de feu d'automne...                         /l'inconscient du monde.
vers extraits du blog de Andrea Campos: Amanhe(seres)

Mon jardin secret

Mon jardin secret est la douleur       /Mon jardin secret est une planète
qui se tait,                                        /à l'allure de comète,
l'absurde sans regret,                        /l'ambiance de fête,
c'est la magie du cœur.                      /l'espoir où je le mets...
vers extraits de son magnifique blog que je vous invite à voir Amanhe(seres)

Je terminerais par ces extraits de son beau poème 
Namorar                                         Faire l'Amour

...é ir pra chuva sem se molhar        / c'est marcher sous la pluie sans se mouiller
é ajoelhar e não rezar                      / c'est s'agenouiller et non prier
namorar é uma unica oração            / faire l'amour: l'unique prière est
o verbo amar                                   / le verbe aimer

Amar, amar, amar...                         / Aimer, aimer, aimer...

lire la suite sur son blog : www.amanheseres.blogspot.com

Bibliographie poétique résumée:

Andrea Campos :

Passaro Mulher no voo da Paixão (Inojosa, 1992)
Olhos sobre Tela (CEPE, 1999)
Poemas de Mar e de Amar (Bagaço, 2007)
Cantos de Amor agreste (ed. Tarciso Pereira, 2015)

Christian Leray :

Le monde en antamas (Le Lian, 1987)
Préface poétique "Veilleurs de Vie" (De Gisors M-O, Harmattan, 2009)
Anthologie de poèmes-haicais (revista poetica A l'index, org.J-CTardif, 2013)
L'Arbre à palabres & à récits (Leray-Warou, Harmattan, 2014)
Amor do Mar/Amour de la Mer (Academia-Encres de Vie-Harmattan, 2015)

blogs :
www.christianleray.over-blog.com
blogspot : Christian Leray BrasilBreizh







                                       






lundi 29 juin 2015

Christian Leray BrasilBreizh: No Centro Municipal Laurinda Santos Lobo em Santa ...

Christian Leray BrasilBreizh: No Centro Municipal Laurinda Santos Lobo em Santa ...: No Centro Cultural Municipal Laurinda Santos Lobo em Santa Teresa - Rio de Janeiro                                        foto do Centr...

No Centro Municipal Laurinda Santos Lobo em Santa Teresa - Rio de Janeiro

No Centro Cultural Municipal Laurinda Santos Lobo em Santa Teresa - Rio de Janeiro


                                       foto do Centro Cultural Laurinda Santos Lobo por Christian Leray

Gostei muito de descobrir o Centro Cultural Laurinda Santos Lobo em Santa Teresa com suas três salas de exposições, uma sala de vídeo, um auditório e acervo fotográfica referente a Laurinda Santos Lobo.

Au Centre Culturel Municipal Laurinda Santos Lobo dans le quartier de Santa Teresa à Rio,
j´ai beaucoup aimé découvrir les trois salles d´expositions, une salle de vidéo, un auditorium avec un fonds photographique concernant Laurinda Santos Lobo.

Laurinda Santos Lobo foi uma mulher especial; por exemplo, ela foi uma figura importante na luta pelo direito ao voto feminino, chegando a presidir o Conselho da Federação Brasileira para o Progresso feminino, no final de 1927.

Laurinda Santos Lobo fut une femme extraordinaire; par exemple, elle fut une figure importante dans la lutte pour le droit au vote des femmes et a été présidente du Conseil de la Fédération Brésilienne pour le Progrès féminin, à la fin de 1927.

Ela foi também a principal mecenas do bairro Santa Teresa.  Chamado afetivamente de "O Laurinda", o Centro Cultural foi inaugurado em 1979 nessa admirável casa do bairro onde pontificavam expoentes da vida cultural internacional como Villa-Lobos, Isadora Duncan e Anatole France...

Elle fut aussi la principale mécène du quartier de Santa Teresa. Le Centre Culturel, appelé affectivement le "Laurinda", fut inauguré en 1979 dans cette admirable maison du quartier où se produisirent des célébrités de la vie culturelle internationale tels que Villa-Lobos, Isadora Duncan et Anatole France...

                    andar de bondinho no Jardim do Centro Cultural com Christian Leray

O Centro Cultural Municipal Laurinda Santos Lobo segue a tradição de incentivar a cultura implementada pelos artistas do bairro carioca Santa Teresa. O espaço é um importante lugar para os grupos artísticos locais. A diversidade e valorização da cultura brasileira estão no foco da programação do Laurinda, onde acontecem diversas atividades para adultos e crianças. Por exemplo, o espaço oferece exposições, peças teatrais, música clássica e popular, atividades literárias e dança, além das mais variadas oficinas como capoeira, teatro, yoga e artesanato...




Le Centre Culturel Municipal Laurinda Santos Lobo suit la tradition d´encourager la culture des artistes du quartier carioca de Santa Teresa. Cet Espace culturel est un endroit important pour les groupes artistiques locaux. La diversité et la valorisation de la culture brésilienne sont la base de la programmation de Laurinda où se déroulent diverses activités pour les adultes et les enfants. Par exemple, l´espace offre des expositions, des pièces théâtrales, de la musique classique et populaire, des activités littéraires et de danse ainsi que des Ateliers variés comme ceux de Capoeira, théâtre, yoga et artisanat.

Article en portugais et français de Christian LERAY BrasilBreizh

https://pt-br.facebook.com/BrasilBreizh

Artigo em português e francês por Christian LERAY escritor e poeta BrasilBreizh


vendredi 17 avril 2015

JOURNAL DE VOYAGES "AMOUR DE LA MER" DIÁRIO DE VIAGENS NO BRASIL Christian Leray

               AMOR DO MAR - AMOUR DE LA MER

                                             livro de poemas-haicais em português e francês

UMA PASSARELA ENTRE A LÍNGUA DE MINHA INFÂNCIA NA BRETANHA E A LÍNGUA PORTUGUESA DO MEU PAÍS DE CORAÇÃO

Somos iniciados na linguagem por uma comunidade linguística pré-existente. Assim sendo, aprendemos a falar não apenas pelas palavras que nossos pais nos ensinam, introduzindo-nos em uma comunidade linguística cujo discurso oral recria continuamente o discurso social e corresponde ao funcionamento sócio-histórico da linguagem numa comunidade.

Importância da viagem

Voltando para o Brasil, enquanto as palavras entoavam em português que tive pela primeira vez a ousada de escrever em língua gaúlesa. Encontrei-a tão melodiosa aos meus ouvidos e com ditongos que correspondiam aos ditongos portugueses (por exemplo, na fonética, o ditongo [aw], é empregado nas duas línguas).

UNE PASSERELLE ENTRE LA LANGUE DE MON ENFANCE EN BRETAGNE ET LA LANGUE PORTUGAISE DE MON PAYS DE COEUR

Nous sommes initiés au langage par une communauté linguistique pré-existante qui nous apprend à parler non seulement avec les mots que nos parents nous donnent, mais aussi parce qu´ils nous parlent et nous confèrent ainsi le statut d´interlocuteur, nous introduisant dans une communauté linguistique dont le discours oral recrée continuellement la langue. La langue est modelée par le discours social et correspond au fonctionnement socio-historique d´une communauté. (cf. Préambule Amor do Mar/Amour de la Mer, 2015, p.23)

Importance du voyage

C´est en rentrant du Brésil tout imprégné de ces mots portugais que j´ai osé pour la première fois écrire en langue gallèse*. Elle semblait si mélodieuse à mes oreilles avec ses diphtongues qui correspondaient aux diphtogues portugaises (par exemple, en phonétique, la diphtongue [aw]
 est employée dans les deux langues)

http://www.youtube.com/watch?v=UnaA0NOdaTk

Saudade
 
Mais ces aller-retours entre ces deux pays ont été parfois ponctués de nostalgie ou plutôt de saudade, ce sentiment indéfinissable du "manque"´d´une présence aimée qu´exprime notamment l´un de mes poèmes-haicais évoquant cette "saudade"

Mas essas indas e vindas entre dois países estiveram às vezes marcado de nostalgia ou melhor de "saudade", este sentimento indefinível da falta de uma presença amiga. Sentimento que exprime notadamente um de meus poemas-haicais evocando essa saudade.

Tenho saudade de você
das ondas que acariciam seu corpo
com a vibração do Mar...

J´ai la saudade de toi,
des vagues qui te caressent le corps
avec la vibration de la Mer...

Christian Leray BrasilBreizh
https://pt-br.facebook.com/BrasilBreizh

* premier recueil de poèmes bilingues  Le monde en antamas, Rennes, Le Lian, 1986

livro em português e francês Amor do mar/Amour de la Mer, Louvain la Neuve, Paris, L´Harmattan, collection Encres de Vie, 2015


jeudi 24 juillet 2014

Christian Leray, Fatimata Warou et Jean-Jacques Fontaine auteurs de livres parlant notamment du défi des Brésiliennes dans les communautés de vie.

No livro de Jean-Jacques Fontaine a gente fala, nomeadamente, do Programa do Governo "Minha Casa, Minha Vida"... e também no livro de Christian Leray e Fatimata Warou falamos de Mutirão com a importância da participação das Mulheres brasileiras

                    Deux livres des Editions L'Harmattan sur le Brésil 2014 dont le CRBC rend compte

 Dans le livre de Jean-Jacques Fontaine on parle, notamment, du Programme gouvernemental "Ma maison, Ma vie"...et dans le livre de Christian Leray et Fatimata Warou nous parlons aussi du Mutirão*avec l'importance de la participation des femmes brésiliennes.

*mutirão : "terme emprunté à la tradition d'entraide du monde rural brésilien notamment lors des périodes de récoltes; puis les mouvements populaires urbains telle que l'União por Moradia Popular (Union par l'Habitat Populaire) se sont appropriés, plus récemment, le terme mutirão pour désigner les constructions sous forme d'entraide coopérative. cette coopération consiste à gérer de manière collective l'ensemble du processus de construction ainsi que les ressources financières avec l'appui d'une équipe technique composée d'architecte et/ou d'ingénieur(e) de l'association et de travailleurs sociaux. Le mutirão établit ses propres règles de fonctionnement et désigne des commissions responsables : toutes les décisions importantes sont prises de manière collective lors des assemblées qui se déroulent en général le week-end dans la salle communautaire qui est le premier espace construit afin d'y organiser, non seulement les réunions collectives, mais aussi de pouvoir s'y restaurer, garder les enfants, notamment lorsqu'un couple travaille au chantier de construction. Ces mutirões ont permis à de nombreuses familles disposant de peu de revenus de se loger à moindre coût et surtout de continuer à vivre en communauté avec des services publics de proximité..." extrait du Lexique des principaux termes en Portugais du livre L'Arbre à palabres & à récits-De l'Afrique au Brésil en passant par la Bretagne (Leray-Hamey, Harmattan, 2014, p.215-216).

Dans le même livre nous transcrivons des extraits de divers enregistrements montrant que ces co-constructions de logements renforcent la dynamique citoyenne de chacun(e) des participant(e)s (Leray-Hamey, Harmattan, 2014, p.148-150) : "Fiquei impressionada por mutirão na hora em que as pessoas viram o primeiro forró feito no mutirão : todo mundo ficou animado", diz Maria -"Je suis restée impressionnée par le mutirão depuis le moment que les personnes sont venues au premier forró : tout le monde s'est senti concerné" (FORRO, nom donné à l'origine au Nordeste brésilien, au bal populaire dont l'un des instruments de musique principal est l'accordéon). L'enregistrement de Maria montre aussi que la première Maison communautaire co-construite sert ainsi d'espace de lien culturel entre eux. "Quand les gens travaillent à l'installation du chantier, ils font connaissance les uns avec les autres, nous dit l'un des coordinateurs d'un mutirão. Ils se familiarisent avec l'architecte, l'équipe technique et chacun révèle progressivement son savoir-faire (tant du point de vue professionnel qu'organisationnel)..." Ecoutons aussi le témoignage d'une jeune fille de 17-18 ans : "Quand je ne viens pas pendant la semaine, je suis au mutirão le samedi et le dimanche : J'apprécie beaucoup cette vie de partage et j'attends avec impatience le samedi et le dimanche : personne de la famille ne réussit à me retenir dans notre appartement trop petit ! Je me sens solidaire de cette lutte de tous et heureuse aussi de pouvoir contribuer à l'obtention d'une maison pour notre famille...Mais c'est une femme architecte du mutirão qui a commencé de m'apprendre à travailler au mutirão, à m'encourager au point que je voudrais continuer des études en architecture...J'ai eu un peu de mal au début mais ça va mieux! J'aime ça aussi parce que j'ai un contact facile; au cours du travail de chantier, on rencontre des gens de toutes sortes et il faut savoir s'adapter, sinon il y a des commérages et des disputes à n'en plus finir...pourtant, si tu vois qu'une partie du travail est mal réalisée, il faut le dire et proposer, si possible son aide : c'est ça aussi la solidarité dans un mutirão ! Il faut donc que chacun se sente responsable et une maille de l'ensemble..." 
L'extrait du témoignage de cette jeune fille montre bien l'importance du rôle des femmes brésiliennes dans la transformation de leur pays ainsi que nous l'avions déjà évoqué dans mon livre Brésil, le défi des communautés (Leray, Harmattan, col. Logiques sociales, 1985) car ce sont principalement ces femmes qui, notamment dans certaines favelas, ont réussi à développer les projets de l'éducation et de la santé, en transformant souvent leur milieu de vie hostile en communauté de base "d'ApprenTissage" de la Citoyenneté... Mais la jeunesse de cette jeune fille engagée dans cette lutte constructive avec l'Association "União Por Moradia Popular", me fait penser à ce qu'a écrit Jean-Jacques Fontaine dans son livre L'invention du Brésil, De crises en crises, un géant qui s'affirme, L'Harmattan, col. Horizons Amériques latines, 2014, p.250 : "Le gouvernement a bien mis en place le programme "Minha Casa, Minha Vida" (Ma Maison, ma Vie) qui subventionne l'achat des maisons pour les familles les plus modestes, via des prêts de la "Caixa Economica Federal". Mais pour la période 2014-2017, l'Etat prévoit de réserver 74 milliards de R$ à ce programme, soit 6 milliards d'euros par an en moyenne. Le compte n'y est pas !" et il ajoute fort justement :
Pourtant, "si on veut lutter contre la violence, on ne peut pas faire abstraction de la question du logement. C'est dans le déficit de logement ou la non-adéquation des résidences aux besoins que la violence prend ses racines" affirme Jacques Marcovitch, professeur de Relations internationales à l'Université de São Paulo et consultant du World Economic Forum à Genève. "A défaut d'un logement digne, les jeunes vont chercher leur raison de vivre ailleurs, dans la rue et souvent dans la criminalité." (Fontaine, L'Harmattan, 2014, p.250). Que ce soit au niveau de l'Education ou de la Santé, ce livre donne aussi des éléments de réponse chiffrée aux orientations que devrait prendre le Brésil, s'il veut répondre aux aspirations légitimes de son peuple et en particulier de sa jeunesse.

Christian Leray

www.christianleraybrasilbreizh.blogspot.com 

lire aussi du même auteur : "Rita Santos, vendeuse d'acarajé, a gagné son défi culturel lancé à la Fifa
- "Oficina na Universidade da Solidariedade Internacional em Rennes 2", Atelier avec l'URCIDFF-Bretagne (Union Régionale des Centres d'Information sur les Droits des Femmes et des Familles), Femmes Solidaires, association franco-nigérienne MATA (FEMME en langue Haoussa).

http://www.facebook.com/BrasilBreizh  
 

autres références :

Référence du blog Vision Brésil de Jean-Jacques Fontaine :

http://www.visionbresil.wordpress.com

autre article de Christian Leray citant ces deux livres sur le Brésil 2014 recensés par le Centre de Recherche sur le Brésil Contemporain (CRBC) :

article over-blog du 18 juin 2014 citant notamment des extraits des deux livres et plus particulièrement celui de J-J Fontaine sur les "radios communautaires"  :   
http://www.christianleray.over-blog.com
en lien avec une vidéo youtube :

http://youtu.be/2Db5z8dAfO0 



 

jeudi 10 juillet 2014

HISTORIA DO FUTEBOL FEMININO - HISTOIRE DU FOOTBALL FEMININ

BRASIL E FUTEBOL FEMININO - BRESIL ET FOOTBALL FEMININ

O primeiro registro que se tem sobre futebol feminino vem da Inglaterra, onde o esporte nasceu (numa partida entre Inglaterra e Escócia acontecida em 1898 em Londres). No Brasil, existem registros de partidas mistas com mulheres e homens juntos, em 1908 e 1909. Mas oficialmente a primeira partida de futebol feminino no Brasil ocorreu em 1921, entre senhoritas dos bairros Tremembé e Cantareira (hoje Santana), na zona norte de São Paulo. Essa partida foi noticiada pelo jornal A Gazeta como uma "atração curiosa":  o preconceito era muito grande e o futebol era visto como um esporte bruto. Depois as famílias conservadoras na década de 40, gerou a criação dum decreto-lei do Estado Novo, proibindo a "prática de esportes incompatíveis com a natureza feminina"e essa lei durou até 1979 !

    obrigado ao Amigo Cleo Santos que compartilhou comigo a foto fb da Brasileira Marina Vieira

Le premier document dont on dispose sur le football féminin vient d'Angleterre où est né le football (mention d'une partie entre l'Angleterre et l'Ecosse qui se déroula à Londres en 1898). Au Brésil existent des mentions de parties de football mixtes entre femmes et hommes dans les années 1908 et 1909. Mais, officiellement, la première partie de football féminin au Brésil se déroula en 1921 entre des femmes des quartiers de Tremembé et Cantareira (aujourd'hui Santana), dans la zone Nord de São Paulo. Cette partie de football fut commentée dans le journal "La Gazette" comme "une attraction curieuse" : le préjugé était important car le football était considéré comme un sport brutal. Les familles conservatrices des années 1940 inspirèrent la création d'un décret du Nouvel Etat "interdisant la pratique des sports incompatibles avec la nature féminine" et cette loi a persisté jusqu'en 1979 !

A primeira seleção brasileira de Futebol feminino foi convocada pela CBF em 1988. Depois disso, o futebol feminino cresceu muito e a Fifa passou a organizar os eventos da modalidade, realizando a primeira Copa do Mundo em 1991, na China. Em seguida, vieram a inclusão nas Olimpíadas de Atlanta em 1996. Hoje, esse time brasileiro, além de ser um da melhor seleção na América do Sul tem a melhor jogadora do mundo, Marta com a camisa 10. 

La première sélection brésilienne de football féminin fut reconnue par le Comité de Football Brésilien en 1988. Depuis cette date, le football féminin n'a cessé de croître et la Fifa a commencé à organiser des évènements comme la première Coupe du Monde en 1991 en Chine. Ensuite, vient son inclusion dans les Jeux Olympiques d'Atlanta en 1996. Aujourd'hui, cette équipe brésilienne féminine, est non seulement parmi les meilleures sélections d'Amérique du Sud, mais elle possède Marta (d. n°10) considérée comme la meilleure joueuse de foot féminin du monde. 
A COPA América deste ano vai ser disputada de 11 a 28 de Setembro de 2014 no Equador.
La COUPE des Amériques de cette année va se dérouler du 11 au 28 septembre 2014 en Equateur.

Christian Leray





mercredi 9 juillet 2014

OFICINA NA UNIVERSIDADE DA SOLIDARIEDADE INTERNACIONAL EM RENNES2

OFICINA DO CIDFF com Annie Guillerme, Christian Leray, Fatimata Warou, Jacqueline Lohat e Marie-Léonie Kinganski na Universidade de Rennes (Bretanha)  as 4 de Julho de 2014

Apoiar-se em filme documentário "As insubmissas" de Eric Guéret e Frédérique Menant e como uma informação sobre o livro de Christian Leray e Fatimata Warou (Harmattan, Julho de 2014)

       foto tirada por Leray (4 de Julho, 2014) : uma parte da Oficina na Universidade de Rennes2

L'Atelier sur "les violences faites aux femmes à travers le monde mais les insoumises résistent" s'est organisé autour du film documentaire "Les insoumises" d'Eric Guéret et Frédérique Menant qui donne la parole à des "insoumises" comme Ranjana en Inde qui se bat pour que les filles aient le droit de naître, Kadidia au Mali qui lutte contre l'excision, Nebahat Akkoç en Turquie qui s'est mobilisée contre les "crimes d'honneur" ainsi qu' Elodie qui lutte contre les violences conjugales dans l' association l'Escale en France.
Avec l'Atelier animé par Annie Guillerme de l'URCIDFF Bretagne,  il s'agissait d'apporter des précisions sur certaines situations tout en étendant au plan géographique et historique les témoignages de Marie-Léonie Kinganski de l'Association ACB-Angola-Congo-Bretagne, Jacqueline Lohat de Femmes Solidaires 35 Saint-Malo et de Fatimata Warou qui s'est appuyée sur les actions de MATA (FEMME dans sa langue Haoussa du Niger) pour témoigner de la lutte contre l'excision et la fistule dont elle parle dans le livre L'ARBRE à Palabres et à Récits - De l'Afrique au Brésil en passant par la Bretagne - Christian Leray, membre de RECit-Bretagne et de MATA, en résumant le livre co-écrit avec Fatimata a montré l'intérêt d'un tel ouvrage pour élargir le champ des possibles dans la lutte contre les violences faites aux femmes. Il a notamment pris des exemples de femmes brésiliennes engagées dans des favelas qu'elles ont transformées en communautés de base citoyennes, lesquelles ont contribué à la transformation démocratique du Brésil. L'Atelier a été très apprécié par l'ensemble des 37 participant(e)s inscrit(e)s (cf. fiches-retour-Atelier des Centres d'Information sur les Droits des Femmes et des Familles de cette importante Université d'été du CRID (Centre de Recherche et d'Information pour le Développement), intitulée "Bien vivre ensemble, c'est possible ! Des alternatives pour des transitions solidaires" organisée du 2 au 5 juillet 2014 à l'Université de Rennes2).

Quelques sigles d'Associations participantes à l'Atelier :

URCIDFF-Bretagne (Union Régionale des Centres d'Information sur les Droits des Femmes et des Familles de Bretagne) avec des membres des CIDFF Côtes d'Armor, du Finistère, d'Ille-et-Vilaine, Morbihan.
Femmes Solidaires de Saint-Malo
MATA (FEMMES en langue Haoussa) : lutte contre les excisions et les fistules.
RECit (Réseau des Ecoles de Citoyens) que représentait Christian au sein de l'Atelier.
vidéos youtube de présentation du livre L'Arbre à palabres et à Récits - De l'Afrique au Brésil en passant par la Bretagne (L'Harmattan, 2014) :
il s'agit selon les présentations de  Fatimata et Christian de développer dans les quartiers de nos villes des "Arbres à palabres et à récits" donnant la parole aux citoyen(ne)s invisibles pour mieux vivre et agir ensemble !

http://www.facebook.com/BrasilBreizh 
                   
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